Le message le plus important est celui-ci : votre sidération'est compréhensible. Le Défenseur des droits et les travaux publics de 2025 reconnaissent explicitement la hausse des mesures judiciaires non exécutées, des retards d'application et des parcours interrompus. L'Institut de la Coparentalité (INC) peut aider à transformer ce blocage en travail utile, au lieu de laisser le dossier se dissoudre dans l'impuissance.
1. Ce que disent les sources officielles
Le 29 janvier 2025, la Défenseure des droits a publié une alerte sur une situation de protection de l'enfance qualifiée d'« extrêmement dégradée ». Le texte mentionne explicitement des mesures judiciaires non exécutées, des enfants privés de l'accompagnement ou de la mise à l'abri auxquels'ils ont droit, et des atteintes graves à leurs droits fondamentaux.
Le communiqué du ministère de la Justice publié le 29 novembre 2025 va dans le même sens. Il reconnaît des retards dans l'application des décisions, des ruptures de parcours trop fréquentes et la nécessité d'un suivi plus rigoureux de l'exécution des mesures. Ce point est capital : le problème ne relève pas seulement d'un mauvais ressenti individuel. Il est désormais documenté au niveau national.
2. Pourquoi cette situation'est si dévastatrice pour les familles
Quand'une décision'est rendue mais reste sans effet, le parent a souvent le sentiment de devenir fou. On lui a demandé des preuves, de la patience, des démarches, des audiences, des rapports. Il a tenu. Et au moment où la protection devrait se concrétiser, il se heurte à l'absence de place, au manque de moyens, à la saturation du service, à l'absence d'intervenant disponible ou à une coordination défaillante.
Ici, je fais une inférence à partir des sources officielles : cette phase est souvent plus destructrice psychiquement que la procédure elle-même, parce qu'elle donne l'impression que même lorsqu'on obtient une décision, la réalité reste hors de portée.
3. Ce qu'il faut éviter dans ce moment-là
Le risque majeur est double :
- soit tout envoyer partout, dans l'urgence, sans hiérarchiser les interlocuteurs ;
- soit s'effondrer et laisser le temps passer, en espérant qu'un service finira par rappeler.
Dans les deux cas, le dossier devient plus fragile. Or lorsque les institutions sont saturées, la clarté et la traçabilité deviennent encore plus importantes.
4. Ce qu'un parent peut travailler concrètement
Face à une mesure non exécutée, l'enjeu n'est pas seulement de dire que la situation'est insupportable. Il faut la rendre objectivement visible.
- Noter la date exacte de la décision et la mesure prévue.
- Tracer ce qui a été exécuté, partiellement exécuté ou pas exécuté du tout.
- Conserver les relances, mails, courriers, comptes rendus et absences de réponse.
- Documenter l'effet concret sur l'enfant : santé, scolarité, hébergement, sécurité, état psychique.
- Faire la différence entre ce qui relève d'une difficulté administrative et ce qui relève d'un danger persistant.
- Travailler avec les bons professionnels pour savoir s'il faut ressaisir le juge des enfants, le JAF, le procureur ou alerter autrement.
5. Pourquoi l'INC est utile ici
L'INC ne remplace pas les institutions. Mais'il peut éviter que le parent reste seul avec un sentiment brut d'injustice. Son rôle est de remettre en forme ce qui, sans cela, reste éparpillé et émotionnellement épuisant.
- Reconstituer une chronologie propre entre décision, relances et non-exécution.
- Qualifier le niveau d'urgence et les effets concrets sur l'enfant.
- Préparer le dossier pour qu'il soit compréhensible par les juristes, avocats et partenaires.
- Eviter les formulations trop diffuses qui font perdre de la force à la situation.
- Aider le parent à tenir psychiquement et stratégiquement sur la durée.
6. Le vrai enjeu : passer du sentiment d'abandon au dossier de suivi
Quand'une mesure n'est pas exécutée, beaucoup de parents répètent la même phrase : « j'ai l'impression que tout le monde sait, mais que personne n'agit ». Le travail méthodique sert précisément à sortir de cette impasse. Il ne supprime pas la lenteur institutionnelle. Mais'il permet de constituer une trace solide de ce qui n'est pas fait, de ce que cela produit et de ce qui doit être redemandé.
7. Ce que l'actualité 2025-2026 dit en creux
Si ce sujet revient dans les rapports du Défenseur des droits, dans les travaux parlementaires et dans le projet de refondation de la protection de l'enfance, c'est parce qu'il ne s'agit pas d'exceptions anecdotiques. Les manquements d'exécution sont assez importants pour être devenus un problème public. Cela ne répare pas votre situation, mais cela dit au moins une chose essentielle : vous n'êtes pas seul à vivre ce type de blocage.
Une décision a été rendue, mais rien ne suit ?
L'Institut peut vous aider à reconstituer ce qui n'est pas exécuté, à objectiver les conséquences pour l'enfant et à transformer ce blocage en dossier de suivi plus solide avec les bons relais.
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